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Poème extrait du recueil
Les Jardins du Crépuscule
Extrait de la section «Vespéral» de la partie «Harmonia Noctis»:
L´ÉTRANGER
Comme la vie semble légère
Au soir radieux de l´été...
La mort, alors, est une rumeur lointaine,
Improbable.
La ville brune et émue
Brasse les solitudes désertes ;
Des rêves, à peine esquissés, glissent des lèvres timides
Dans le vent irréel
Et se faufilent, cernées de soupirs,
Des rencontres frôlées.
Le long des murs nus dansent des rires ivres.
Et tous,
Les résignés,
Les révoltés,
Ceux qui ont choisi de partir,
Avec pour seul bagage leur foi
Dissous en une même ronde sans couleur,
Lueurs errantes sur la rivière.
Car rien n´est vraiment grave
Dans la jeunesse tournoyante de l´été...
Pas même...
Le feulement des trains qui fuient
Vers des Ailleurs baignés de nuit.
Et tombe
La candeur moelleuse de la pluie
Sur des feuillages de pierre.
Anne-Emmanuelle Fournier
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Poème extrait du recueil
Les Jardins du Crépuscule
Extrait de la section «Vespéral» de la partie «Harmonia Noctis»:
VERGÄNGLICHKEIT
Jadis,
Le vent d´automne portait l´Espérance.
Doucement, imperceptiblement,
La ville se balançait
Dans le soir d´amarante.
Sur les rives du fleuve montait
La rumeur embuée des ruelles gorgées de bruine
Pavé luisant de pluie, miroir de nuit.
Jadis,
Le vent fané de l´automne venait de loin, de si loin,
Des contrées où à jamais s´en vont
Les migrateurs,
Qui s´abîment dans les eaux d´argent infini.
Vinrent les saisons du malheur.
Détresse insondable d´enfant,
Chagrin sans fond qui mène aux portes du Néant.
Reviendra-t-elle, désormais,
La brise de novembre,
Douce et humide,
Souffler son haleine embaumée sur les rues immobiles ?
Reviendront-ils jamais,
Parfums de rouille et de bois mort
Promesse d´un Ailleurs toujours enclose
Frayer dans le soir blême
Au bord d´une saison trop mûre déjà, déclinante ?
Ô quand reviendra-t-elle
La promesse éperdue d´un Ailleurs ?
Loin, très loin, où vont les migrateurs
En lacs d´argent baignés de lune,
Là-bas,
Où naissent les vents d´automne
Si lourds de mélancolie.
Anne-Emmanuelle Fournnier
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Poème extrait du recueil
Les Jardins du Crépuscule
Extrait de la section «Ressac» de la partie «de Brumes et de Vents»:
ULTIMA THULÉ
Comme le monde semble loin tout contre la rumeur de l´océan...
Obscure certitude d´être parvenu
aux confins de la terre.
Le vent hérisse,
Tout doucement,
La chevelure ocellée de la mer.
Ça et là,
Des oiseaux fusent,
Sibyllins,
Sur le chant limpide du ciel.
La plume blanche d´un bateau se gonfle dans l´azur.
Ils sont là, sur la grève, les souvenirs de l´Éden.
Incantations dansantes,
Hymnes de la magie première.
Sur l´horizon,
Filant
Vers les limbes diaphanes,
Qui semblent si démesurément hautes...
L´esquisse d´une citadelle qui scintille.
Ce soir,
La nuit viendra rôder à la lisière de l´onde.
Anne-Emmanuelle Fournier
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Poème extrait du recueil
Les Jardins du Crépuscule
Extrait de la section «Blackwater Park» de la partie «de Brumes et de Vents»:
LA BANSHEE
Lorsque l´automne tout doucement sombre dans le soir,
Et que s´égrène, dans l´air humide, l´or éreinté de la lumière,
Son chant parfois s´élève sur la Lande,
Au loin.
Plein et austère,
Il monte sur les chemins de tourbe
Les collines hantées de croix
Les églises de campagne rongées par le lierre.
Et ce n´est pas une plainte chrétienne
Oh! Pas une complainte humaine,
Domestique,
C´est un brame,
Déchirant et rauque
Tissé des fibres mêmes de la douleur.
À l´ombre des arbres calcinés
Elle chante
Les hymnes de l´Ancien Monde
Le lent naufrage de ses semblables dans les méandres du temps.
Elle chante,
Dans la brume d´automne aux parfums de rouille et de cendre,
Et sa robe est lunaire,
Virginale,
Linceul de ceux qui au soir d´un jour pluvieux de Novembre
Croiseront ses pas irrémédiables.
Anne-Emmanuelle Fournier
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Poème extrait du recueil
Les Jardins du Crépuscule
Extrait de la section «Eaux Dormantes» de la partie «Mumures d´un Monde Perdu»:
BROCÉLIANDE
Pour qui erre dans les ténèbres émeraude
Un murmure chuchoté à l´obscur
Le clapotis de l´eau funèbre...
Un frisson habite la lisière.
Mais les dieux anciens s´en sont allés,
Et le silence hante les cimes de cristal.
Des pas crissent dans les bois noirs
Des voix s´étiolent, légers lambeaux de brume
Contre les voûtes de ronces
Des ombres passent sur l´étang
Où rêve la Dame du lac, livide,
Au bûcher ocre des âges titanesques.
Ô la nostalgie des âges radieux !
La mousse dévore les premiers sanctuaires.
Sur la colline la croix
Dresse sa solitude d´ébène
Dans la tristesse des aigles.
La source où jadis transpirait la magie est déserte.
Mais des soupirs perlent, dans la fraîcheur des pierres.
Sont-ils partis, les Dieux anciens,
Et avec eux, les vieux mystères ?
Pourtant, nul n´ose incliner le front
Sur le miroir volubile de l´eau,
Où se tiennent tapis peut-être,
Les monstres et les fées.
Et sous la pluie d´or vieilli
S´égrène le rire des trembles.
Demeure l´Étrange.
Anne-Emmanuelle Fournier
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Poème extrait du recueil
Les Jardins du Crépuscule
Extrait de la section «Eaux Dormantes» de la partie «Mumures d´un Monde Perdu»:
THY FROZEN BEAUTY
Ophélie,
Tu es si belle
Dans le sépulcre de ton amour fou
Flottant sur les ténèbres de l´onde
Dans la paix bruissante des roseaux
Tes paupières gonflées, déjà,
Tes yeux erratiques rivés vers le Néant.
Ophélie, ô Ophélie
Sœur du Chaos
Tu as été une ombre parmi les ombres
Dévorée par la géhenne de tes passions.
Tu es si belle
Dans ton tombeau de verdure
Gisant au visage pur
Dans une nacelle de lumière.
Bientôt - oui, bientôt -
La nuit tombera sur les eaux.
Anne-Emmanuelle Fournier
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Poème extrait du recueil
Les Jardins du Crépuscule
Extrait de la section «Irrémédiables» de la partie «Mumures d´un Monde Perdu»:
MY LAST SUMMER
Comme il me manque l´été de notre enfance
Deux longs mois béants dans lesquels s´étiraient des heures infinies
Lentes, nonchalantes
Comme les méandres sereins de la rivière.
L´ennui même était habité
Avait la patine du bois qui vieillit
L´odeur fauve des feuillages arides secoués par la brise.
Le temps était généreux et gratuit
Les heures vides n´étaient pas effrayantes
N´étaient pas sœurs du néant
Elles étaient des points d´orgue où la vie se dilatait, se densifiait,
S´éveillait à elle-même
Avant de s´éparpiller bientôt, avec la lumière alourdie de l´automne,
Dans une nouvelle fuite en avant.
Ô comme il me manque l´été de notre enfance
Il n´avait ni commencement ni fin
Il n´était qu´apogée
Mûr tout de suite, tout le temps,
Gorgé de promesses d´instants
Telles les pêches sucrées du jardin
Le long des murets de pierres chaudes
Si exotiques, si familiers.
Tel été de notre enfance
Un grand jardin où venait mourir le temps
Enterré sous des tombereaux solaires
Dans la terre végétale, parfumée,
Accueillante,
Sous les pierres immémoriales de la demeure des ancêtres.
Un grand jardin d´éternité
Où l´enfance était immobile
Les rires et les pleurs à jamais innocents ;
La vieillesse et la mort restaient sur le seuil.
C´était un grand verger plein de péchés
De frissons, d´interdits, de cruautés parfois
À cueillir et à explorer
Mais le Mal n´entrait pas, pourtant. Il restait un jeu sous l'arbre d´immortalité
Tel été de notre enfance,
Un pays de touffeur et d´éternité
D´aubes transparentes et de soirées santal
De jours si longs que la vie ne peut les embrasser
Nuits labyrinthiques
Où tout semblait possible.
Tel été...
Jusqu´en septembre,
Lorsque le glas sonnait
La renaissance du temps.
Anne-Emmanuelle Fournier
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Vœux
Pour les jeunes et les vieux,
Les paumés les chanceux.
L´amour aux amoureux et aux affectueux.
Á manger pour les gueux,
Un abri et du faux,
Du plaisir et des jeux,
Un gousset pécunieux?
Pas trop pour être heureux!
La santé aux chancreux, cancéreux, scrofuleux, tuberculeux...
Le courage aux peureux, aux vaseux, aux paresseux...
La paix aux belliqueux, aux haineux, au furieux, ombrageux, rancuneux, soupçonneux, calomineux...
Le calme aux exités, aux inquiets, aux bileux...
Le silence aux braillards, aux baveux prétentieux, aux verbeux venimeux...
La joie aux cafardeux
La beauté aux hideux
La raison aux fougeux et aux présomptueux
A tous pour voir, des yeux
Sinon, c´est songe-creux
Claudec
http://www.claudec.net
http://www.forgetmenot.hbg.fr
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La maquilleuse de l´écrit
Sur le banc de la vie
assise à côté de vous
avec le sourire de Satan
elle vous copie vous colle
pour falsifier votre âme
Pas le sens du mot
dans le sens de la vie
Pas l´essence de la vie
dans l´essence du mot
La maquilleuse avec sa plume terne
arrache la page de votre coeur
froisse les adorables lettres
chaparde les manuscrits
On entend les esprit qui crient
"On peut se mentir à soi-même
mais on ne viole pas les mots"
La terre gronde c´est le vacarme
la lune se retire au fond de l´univers
la mer oublie ses marées c´est le déluge
plus de vague plus de lame plus de vent
l´aurore sans le rayonnement du soleil
la loi de la nature succombe
Les arbres du mystère
déploient les rameaux du temps
pour défendre les fruits de la raison
La mémoire de la terre
protège le premier mot de l´enfant
pour qu´il grandisse avec les saisons
la foi à la voilure de la colombe
Extrai de Carnet rouge
les mots qui m´entrainent
Parhal
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Clandestines
Dans le repli
D´une vague argentée
De jeunes corps
S´échouent
Rêves
Passeurs d´écume
Entre vos
continents
La mer
A ses remous
Au-delà
De ses nouvelles frontières
Clandestines
La mer
A de funestes
Rendez-vous.
http://humanisme74.edres74.ac-grenoble.fr/
Anick Roschi 16.05.09
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Le maître du temps
Sur son trône élevé
Le grand maître du temps
Se mit à expliquer,
Les rouages du temps.
S´approchèrent les années
Conscientes de leur devoir
Demandant aux aînées,
De raconter l´histoire.
Pour parler des saisons,
Se lèvent les mois
Louant la création,
Sa beauté et ses lois.
Vint le tour des semaines,
Qui présidaient les jours
Rappelant joies et peines,
Compagnons de toujours.
Et voici le présent!
Appelé aujourd´hui
Disant que maintenant,
Il faut saisir la vie.
Les heures défilèrent,
Du matin jusqu´au soir
Enfin toutes laissèrent,
Une portion d´espoir.
Puis passèrent très vite
Minutes et secondes
Chacune prit la fuite,
Comme la fin d´un monde.
Le maître se leva,
Les Écrits dans ses mains
Et lut à haute voix,
Des mots du parchemin.
"Il y a un temps pour tout
Un temps pour toutes choses sous les cieux"
Livre de l´Écclésiaste chapitre 3 verset 1
Yves Prigent
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Capitale Terre
Voici le temps
Partagé
De nos dernières richesses
A chaque naissance
Liberté
Une goutte d´eau
Assoiffée de rivière
A chaque naissance
Égalité
Une goutte de sueur
Épuisée de misère
A chaque naissance
Fraternité
Une goutte d´air
Souillée de déserts
Voici le temps
Exorcisé
De nos raisons planétaires
Le temps
Articulé
D´une capitale
Terre.
M. Anick Roschi le 3 mars 2009
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Deux Accrostiches pour la Paix
Impossible la vie
Sans
Revenir
À l´
Echo des
Lumières
Et
Perdue la vie
Aux douleurs des
Larmes
Exilées
Sur une
Terre murée,
Isolée,
Niée,
Encore abandonnée.
Impossibile la vita
Senza
Ritournare
All´
Eco delle
Luci
E
Perduta la vita
Ai dolori delle
Lacrime
Esillate
Su una
Terra murata,
Isolata
Negata
Ancora abbandonata.
M. Anick Roschi le 11.01 2009
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Bonne année
Année neuve je viens, telle que je vous plus
Et vous, pour m'accueillir, me fêtez tant et plus.
Mais comptez les absents! tous ceux qui ne sont plus!
Chaque an mange sa part; l'an passé un peu plus
Que ses frères aînés qui moururent repus
Toujours en mes débuts je vous fais bonne mine.
Et toujour s vous croyez ma chanson pateline.
Fini les mauvais jours, la misère, la famine!
Oui je vous le promets; un monde assagi où le bonheur domine,
Des temps toujours plus beaux et que rien ne termine.
Mais voue déchanterez, j'égrènerai les mois.
Vous vieillirez d'un an, comme les autre fois,
Me le reprocherez, dans votre déracute;sarroi...
Le temps arrange tout?...Conservez votre foi!
Je sais qu'à l'an prochain vous ferez même fête,
Je n'en suis pas jaloux, chaque année se répète.
Brillant de tous mes feux, ma jeunesse éternelle
Le proclame avec vous:
L'an passé est bien mort. Vive l'nnée nouvelle!
Claudec 2008
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La vie en quatre saisons
Voilà le bel âge !
La période fleurie
Fort est le langage
C´est celui de la vie.
Invincible soldat
Voici un conquérant !
Rien ne l´arrêtera
Car il défie le temps
Printemps
Le travail et les siens,
Les plaisirs de la vie
N´oublions pas demain
Les affaires d´aujourd´hui.
Ce temps qui avance,
Trop tôt pour y penser
Mais saisir la chance
Il faut tout exploiter
Été
La vigueur est partie
Signes de faiblesse !
Je la vois qui flétrit
Où es-tu, jeunesse ?
Le pas devient plus lourd
Marche monotone
C´est déjà notre tour !
La retraite sonne�
Automne
Il n´y a plus de vie
La mort s´est installée
Et la voix est partie
Le lieu est déserté.
Mais l´espoir il est là,
Planant sur l´univers
Le printemps reviendra
Le prenant à revers�
Hiver
Un jour après l´hiver
Le retour à la vie
C´est ainsi sur la terre
Toujours le printemps suit.
Une seule saison
Sera notre partage
Par la résurrection
Fini le temps et l´âge.
Lecture : Psaume 39 v. 5-6
Éternel ! Dis-moi quel est le terme de ma vie,
Quelle est la mesure de mes jours ;
Que je sache combien je suis fragile.
Yves PRIGENT vous présente son dernier ouvrage en page "librairie d'ouvrages autoédité"
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REGARD
Un conte...
Ça commence comme cela
Ça commence toujours comme cela
C'est par le regard que cela commence
le regard d'un enfant...
que l'on croise si clair... si attentif...
qu'il retient son souffle
pour ne pas vous froisser.
Il vous regarde avec ce que vous êtes
Il voit ce que vous êtes...
et vous... conteur...
vous écoutez ce regard calme
posé sur vous.
La rumeur de vos paroles,
vous empèche parfois de l'entendre
tandis que vous faites fructifier votre verbe
avec des mots qui le retiennent
où il voit le jour croître
et l'ombre céder.
Son silence est tel
que vous décryptez sur le ciel de son visage :
le passage des saisons...
une douce rêverie...
et l'errance de son regard...
Sa présence vous bonifie
vous ressource
Vous n'osez interrompre votre flux de mots
qui parfois le berce, l'interroge, le bouscule ou l'apaise.
Vous aimeriez entrer dans son monde.
Se taire... Faire silence...
Honteux de votre abandon
Vous, le conteur... vous retournez vers les mots
qui disent la légèreté
l'ardeur, le rêve et le jeu...
et l'imminence de votre disparition
à la fin de l'enchantement.
Alors... le sentiment mêlé de tout
comme du feuillage avec la pluie
vous fait saisir que vous avez dans votre corps
dans votre tête
dans votre coeur
un conte unique, universel
qui chante le temps qui passe
la rose qui brûle
et l'amour qui se meurt...
Henri CAZAUX
Conteur
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C'est la fête
C'est la fête, que coule à flot le bon vin,
Fils de la terre, du soleil et du raisin.
Qui, en fin, nous donnera l'ivresse,
Pour qu'en nos cordes vocales se pressent
de vieux chants populaires vénérant
Le bon vin et les amours d'antan.
Ah! Pur fruit de la treille,
Qui monte à la tête des vieilles,
Qui comme les anciènnes ménades,
Entonnent des chansons paillardes.
Le vin à nos gosiers coule,
Le bon vin nous saoule,
Et dans un geste brut de tendresse,
Nous chantons nos joies et nos détresses.
La fête bat son plein
Et coule le bon vin.
Quant le soir nous festoyons,
C'est Bacchus que nous vénérons.
Xavier Rousseau
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Boucles
Les boucles du jour
Tombées à vos pieds
Caressentles nuits
De nos mémoires brûlées.
Auschwits, 3 septembre 1941, Pologne
Extrait du recueil "Le voyage des ombres"
©2007
de Anick ROSCHI
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Souffle créateur
Ô pur fruit de l'imagination
Jeté par des mains expertes
Donner vie à ce tableau inerte
Naissance d'une révélation
Création de l'imaginaire
Des mains propiciatrices
Donnent forme à la matière
Naissance de l'œuvre
Fantasme dévoilé
Au bout des doigts s'épanche
L'âme obscure
Encre délayant le néant
Toi l'artiste
Travailleur de l'imaginaire
Créateur de l'irréel
Une main tendue
Vers
Le sublime
Xavier ROUSSEAU
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